L'utilisation préférentielle d'un membre lors de l'exécution d'une tache reflète une latéralisation du traitement et de la commande motrice par le cerveau. Longtemps concentré sur l'homme, les primates, leurs capacités manuelles et la capacité de certains d'entre eux à utiliser des outils, l'étude de cette latéralisation s'est étendue au comportement animal au sens large ces dernières années. Ainsi dans la plupart des familles de vertébrés des comportements liés à la communication interindividuelle, à la prise de nourriture, à la détection de la présence d'un prédateur, etc.. mettent en évidence une préférence pour une direction, un sens sans qu'il soit toujours possible d'en comprendre les raisons, et les avantages évolutifs qu'ils procurent. Chez le chien, ce sont principalement des taches idiomotrices qui ont été étudiées, donc des taches ne faisant pas intervenir de déplacement important du centre de gravité de l'animal: capacité d'ôter un sparadrap du museau, récupération d'un morceau de chocolat, d'une friandise dans un os creux, etc.. ont été étudiées. La latéralisation du comportement locomoteur a été peu observée et quantifiée.



